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Sexualité : je m'informe et je me protège
En matière de sexualité, il n'existe pas de norme universelle. Votre corps vous appartient ; ce qui compte, c'est votre propre désir et celui de l'autre. Hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel, l'essentiel est que chacun puisse s'exprimer et vivre ses expériences en toute confiance. Pour vivre une sexualité épanouie, il est aussi nécessaire de se protéger contre les IST (Infections sexuellement transmissibles) et le sida.
Ce dossier est une sorte de mémento des précautions à prendre pour que vous puissiez vivre vos relations sexuelles en toute sérénité sans crainte d'une grossesse non désirée, d'une infection ou du virus du sida.
Vous y trouverez également des coordonnées d'organismes et des sites internet pour obtenir des informations, une écoute et des conseils complémentaires.
Sommaire
Les premières fois
Faire l'amour doit être un acte désiré par les deux partenaires. Il doit n'y avoir ni contrainte, ni chantage, ni violence. C'est avant tout un échange de plaisirs qui repose sur la confiance et le respect de l'autre. On peut s'aimer un peu, beaucoup, le temps d'une rencontre ou durant des années, rien n'est dicté car on ne choisit pas d'aimer : on aime.
Vous avez des questions, des doutes ou tout simplement envie de comprendre ou partager vos sentiments ? Interrogez votre médecin, parlez-en à vos parents, vos grands frères ou grandes soeurs, rendez-vous dans un centre de planification et d'éducation familiale (adresses sur www.sante.gouv.fr - saisir "centres de planification" dans le moteur de recherche), ou au planning familial (www.planning-familial.org) ...
Planning Familial
41 rue d'Elbeuf - 76100 Rouen
Tél. 02 35 73 28 23
Accueil du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
Le vendredi de 9h à 12h30
Consultations (sur rendez-vous) le mardi de 14h à 16h / Le mercredi de 14h à 17h / Le jeudi de 9h30 à 12h
et si vous préférez téléphoner ou surfer :
Fil santé jeunes :
3224 ou depuis portable 01 44 93 30 74
www.filsantejeunes.com
Une ligne d'écoute téléphonique, d'information et d'orientation pour les jeunes dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale. Anonyme et gratuit tous les jours de 8h à minuit.
Un site internet avec différentes rubriques : enquêtes, foire à questions, quiz, chat virtuel, forums thématiques (sexualité, contraception, grossesse, IST, drogues etc).
Numéro vert 0 803 803 803
Un numéro d'écoute pour toutes les questions liées à la sexualité, la contraception, l'avortement.
Ligne Azur 0 801 20 30 40
Une écoute et des conseils pour les jeunes qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle
Le 02 35 73 74 88
Une permanence téléphonique régionale pour s'informer sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). de 9h à 12h30 et de 14h à 17h du lundi au vendredi sauf mercredi.
Les maux de l'amour
- IST et sida : les maux de l'amour
Au cours d'un rapport sexuel, corps et sécrétions se mélangent, ce qui peut entraîner une contamination par une IST (infection sexuellement transmissible), dont le virus du sida.
Responsable de la maladie, le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) se transmet par le sang (transfusion sanguine, échanges de seringues, toxicomanie) et les rapports sexuels non protégés. Il y a contamination si l'un de ces liquides (sang, sperme, sécrétions vaginales...) entre en contact avec une plaie ouverte ou avec une muqueuse (sexe, bouche, anus). Au cours d'un rapport sexuel, les échanges et les contacts entre les muqueuses et les sécrétions (sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales) peuvent entraîner une contamination par une IST, dont le virus du sida. Le virus évolue ensuite dans l'organisme en s'attaquant au système immunitaire (défenses), jusqu'à l'apparition de la maladie.
En raison d'une baisse de l'usage systématique du préservatif, les IST sont en recrudescence. Parmis les plus connues citons : l'herpès génital, les mycoses, la syphilis, les hépatites B et C...
Le préservatif masculin ou féminin est le moyen le plus efficace pour se protéger du sida et des IST. C'est aussi une méthode de contraception pour éviter une grossesse non désirée.
- Le dépistage
Si vous ressentez des douleurs, des brûlures, des démangeaisons, que vous constatez des pertes vaginales ou des saignements, une apparition de boutons ou autres symptômes inhabituels, ne faîtes pas traîner les choses, consultez un médecin. Vous éviterez ainsi d'éventuelles séquelles graves, et en cas de contamination, vous protégerez votre partenaire.
Où se faire dépister ?
Outres les médecins de ville ou hospitaliers, vous pouvez vous rendre à une CDAG (consultation de dépistage anonyme et gratuit) ou un CIDDIST ((Centre d’information, de diagnostic et de Dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles), un dispensaire antivénérien ou un centre de planification ou d'éducation familiale.
Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) en Haute-Normandie
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Choisir la contraception qui me convient
La contraception, c'est l'ensemble des moyens qui permettent d'éviter une grossesse après une relation sexuelle. La plupart des moyens contraceptifs s'adressent aux femmes (à l'exclusion du préservatif masculin) et on peut stopper leur utilisation dès qu'on le décide, notamment si l'on souhaite un enfant.
La contraception en France est libre et délivrée de manière anonyme et gratuite dans les centres de planification familiale pour toutes les mineures et non-assurées sociales.
Quel que soit le moyen contraceptif utilisé (pilule, implant, patch...) il est important d'y associer un préservatif pendant les premiers mois d'une relation tant que les deux partenaires n'ont pas les résultats des tests de dépistage du sida et des autres IST, et à chaque changement de partenaire.
LA PILULE
Le contraceptif le plus utilisé aujourd'hui est la pilule. Elle est très efficace si la prise est régulière mais elle ne protège pas des IST.
Il existe deux sortes de pilules :
- les pilules combinées qui se prennent tous les jours, à heure fixe, pendant trois semaines, suivi d'un arrêt d'une semaine. Avec une trentaine de marques sur le marché, c'est la formule la plus courante.
- les micropilules ou "pilules de 3ème génération" qui sont mini-dosées et qui se prennent tous les jours à heure fixe. Elles sont vendues sous ordonnance (de 2 € à 12 € par mois), certaines étant remboursées à 65%.
Pour prendre la pilule, vous devez consulter un médecin généraliste ou un gynécologue, qui vous prescrira des examens biologiques et vous interrogera sur votre santé : tension, circulation sanguine, taux de cholestérol, traitemenst médicamenteux, consommation de tabac...
La pilule exige une surveillance médicale régulière, tous les 6 mois environ (examens gynécologiques et biologiques). Comme tout médicament, la pilule peut provoquer certains effets secondaires, comme le gonflement des seins. N'hésitez-pas à en parler à votre médecin qui pourra vous conseiller une pilule plus adaptée.
LE PATCH CONTRACEPTIF
Très simple à utiliser, le patch se colle n'importe où sur le corps, sauf sur la poitrine, et se garde 7 jours. Après 3 patchs consécutifs, on fait une semaine de pause avant d'en replacer un nouveau. Côté efficacité, rien à craindre : il supporte les douches, bains, piscine et hammam, et demeure efficace encore 48 heures en cas d'oubli. Seul inconvénient : il peut provoquer des irritations cutanées.
Un suivi médical est évidemment nécessaire. Le patch est vendu sur ordonnance (15 € environ par mois) et n'est pas remboursé.
L'IMPLANT CONTRACEPTIF
Répandu chez les 15/25 ans, l'implant permet de ne plus penser à la contraception pendant 3 ans. Il facilite la vie ! Inséré sous anesthésie locale sous la peau du bras, il a les mêmes avantages que la pilule et libère du souci quotidien de l'oubli du comprimé. Inconvénient : il peut parfois provoquer quelques effets secondaires (troubles du cycle avec, parfois, des saignements).
L'implant est vendu sur ordonnance (140 € environ) et il est remboursé à hauteur de 65 % par la sécurité sociale.
LES PRESERVATIFS
Le préservatif masculin ou féminin reste le moyen le plus efficace pour se protéger à la fois du sida, des IST et d'une grossesse non désirée.
Lubrifié, parfumé, texturé, coloré, ultra-fin, retardant, stimulant ... il existe des préservatifs masculins pour tous les goûts et tous les pénis. Pas d'excuse pour s'en passer !
Appelé aussi "capote ou condom , le préservatif doit être utilisé avant chaque pénétration ou fellation. Vérifiez l'état de l'emballage et la date limite d'utilisation, puis ouvrez le sachet avec les doigts (pas avec les dents ou un objet tranchant). Déroulez-le sur la verge en érection décalottée tout en pinçant l'extrémité pour en chasser l'air. S'il n'est pas assez lubrifié, vous pouvez y associer un gel vendu en pharmacie. A la fin du rapport, avant de vous retirer, maintenez le préservatif à la base de la verge.
Les préservatifs sont vendus sans ordonnance dans les distributeurs, les pharmacies, les grandes surfaces. Comptez de 0,20 € à 1,50 € la pièce. Vous pouvez en trouver également gratuitement dans les associations, les centres de planification, les centres de planning familial, les CDAG voire à l'infirmerie scolaire et universitaire. Dans tous les cas, veillez à ce qu'ils portent la norme de qualité "NF" ou "CE".
Moins connu et répandu que son homologue masuclin, le préservatif féminin est une gaine en polyurétane qui tapisse entièrement la paoi vaginale et les petites lèvres avant la pénétration. Donc, pas de contact avce les muqueuses. Sa mise en place ressemble à celle du tampon. Il peut être placé plusieurs heures avant le rapport sexuel, mais il est à usage unique.
En vente dans les pharmacies, grandes surface et distributeurs (8,70 € la boîte de 3), ou offert aussi dans les associations de prévention santé, centres de planification ou planning familial.
D'autres méthodes de contraception existent mais restent peu fiables ou non adaptées aux jeunes femmes n'ayant pas eu d'enfant: stérilet, spermicides.
La contraception d'urgence
Il s'agit de la contraception que l'on doit prendre de manière exceptionnelle après un rapport sexuel avec pénétration si vous ne prenez pas la pilule, si vous avez oublié votre pilule ou si votre relation sexuelle a eu lieu sans protection (préservatif) ou encore si le préservatif a craqué.
- Deux types de pilules d'urgence :
La pilule du "lendemain" qui permet d'éviter à 80 % une grossesse non désirée. Elle se prend au maximum dans 3 jours qui suivent le rapport sexuel. Mais, plus vous tardez à la prendre, moins elle est efficace. Vendue avec ou sans ordonnance dans les pharmacies entre 4 et 8 €.
La pilule du surlendemain
Disponible depuis peu (octobre 2009), cette pilule est efficace pendant 5 jours qui suivent le rapport sexuel mal ou non protégé. Pour l'obtenir, il faut avoir une consultation médicale, car elle n'est malheureusement accessible que sur prescription médicale et coûte autour de 30 €. Non remboursée par la sécurité sociale.
Pour absolument tout savoir sur la contraception et tout comprendre sans se prendre la tête : www.choisirsacontraception.fr
Un enfant si je veux
Règles en retard de quelques jours ? sans vous alarmer pour autant, achetez un test de grossesse en pharmacie ou en grande surface (de 8 à 10 €), puis demandez à votre médecin de vous prescrire une prise de sang (qui vous sera remboursée). Si le test est positif, vous êtes enceinte. 
Besoin de parler, de vous confier ou d'être conseillée ? :
Appelez le 02 35 73 74 88 (du lundi au vendredi sauf mercredi)
Si vous désirez interrompre votre grossesse, vous devez agir vite car les délais de prise en charge pour une IVG ( Interruption Volontaire de Grossesse) peuvent atteindre dans certaines villes plus de 10 jours. Comme celle-ci doit être pratiquée pendant les 14 premières semaines qui suivent le début de vos dernières règles !
Si vous êtes mineure, vous pouvez choisir de ne pas en parler à vos parents, et dans ce cas, l'autorisation parentale n'est pas obligatoire. Mais vous devrez vous faire accompagner par une personne majeure de votre choix afin de ne pas rester seule dans ce moment difficile.
Comment çela se passe ?
Tout d'abord, il faut au plus vite consulter un médecin (généraliste ou gynécologue de ville, à l'hôpital ou dans un centre IVG) qui vous expliquera les démarches à suivre et vous informera sur les différentes méthodes d'IVG (médicamenteuse ou chirurgicale) et des risques encourus. S'il n'est pas tenu de pratiquer l'IVG, il doit vous orienter vers l'un de ses collègues. Enfin, il vous remettra un "dossier guide"
Au cours de la semaine suivante (délais de réflexion ou vous pourrez rencontrer un conseiller familial ou une assistante sociale référencé dans le "dossier-guide") vous pourrez consulter à nouveau votre médecin et renouveler par écrit votre demande d'IGV.
Si votre grossesse date au maximum de 5 semaines (7 semaines depuis le début de vos dernières règles), une interruption médicamenteuse est possible, sinon c'est l'IVG chirurgicale.
Combien ça coûte ?
Le forfait couvre tout, excepté le tarif de la 1ère consultation et éventuellement celui des examens complémentaires (écographie).
Une IGV médicamenteuse coûte entre 190 € en cabinet et 300 € dans une clinique privée. Le tarif d'une IVG chirurgicale varie en fonction de l'anesthésie (de 200 à 260 € dans le public) et de la durée de l'hospitalisation (de 225 € à 275 € pour 12 à 24h). Il peut atteindre 375 € dans le privé.
Le tarif de base est remboursé à hauteur de 70 ou 80 % par la sécurité sociale. Les hôpitaux publics acceptent en général d'avancer cette part sur présentation de la carte vitale. La différence reste à votre charge ou à votre mutuelle.
Ne vous inquiétez-pas si vous êtes toujours sur la sécu et la mutuelle de vos parents, et que vous ne voulez pas qu'ils l'apprennent, ni l'acte, ni les remboursements n'apparaissent sur les décomptes qu'ils reçoivent.
Pour les mineures et les non assurées sociales, l'Etat prend tout en charge.
Si vous décidez de poursuivre votre grossesse et que êtes seule (mère célibataire), vous pourrez percevoir l'API (Allocation de parent isolé) et l'allocation de soutien familial. Infos sur le site de la CAF - www.caf.fr
L'information sexuelle sur le net
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