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Les addictions : prévenir et s'en sortir
On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’un comportement. Il existe des addictions de toutes sortes et pas uniquement en lien avec des substances psychoactives de type drogues, alcool, tabac, médicaments. On peut aussi tomber "accro" ou "dépendant" au jeu, au sport, aux pratiques sexuelles, au portable, à certains aliments et même au travail !
Ce dossier fait le point sur le sujet et répertorie des sites et numéros d'écoute téléphonique nationaux ainsi que des lieux d'accueil, et/ou de soins en Haute-Normandie.
Sommaire
- Addictions : Tabac, alcool, drogues ... mais pas seulement
- L'alcool : une drogue de plus en plus banalisée
- Le tabac : une toxicomanie de tous les instants
- Le cannabis : une drogue pas si douce que ça !
- Les autres drogues
- Les médicaments psychoactifs : une toxicomanie légale
- L'addiction au jeu, aux achats compulsifs, etc...
Addictions : Tabac, alcool, drogues ... mais pas seulement
Les addictions les plus répandues concernent la cigarette (nicotine) et l’alcool, avec de nombreux effets nocifs pour la santé, notamment un risque accru de cancer et de pathologies cardiovasculaires.
En dehors de ces substances licites (c'est dire autorisées par la loi où l'on retrouve également les médicaments psychotropes), il y a la dépendance aux drogues illicites (cannabis, héroïne, cocaïne, morphine, ecstazy et amphétamines).
Enfin, il existe des addictions liées à des activités, et non à des substances, comme par exemple le jeu pathologique, les troubles de conduites alimentaires, les achats compulsifs ou encore le surentraînement sportif.
Comment devient-on addict ou dépendant ?
La consommation de substances psychoactives ou la pratique intensive d'activité peuvent répondre à des objectifs divers mais elles reflètent souvent un mal-être : fuite du quotidien, difficultés à communiquer, volonté de transgresser les interdits par révolte ou pour se prouver que l'on existe, besoin de décompresser, de se défouler... .
Comment s'évaluer et en sortir ?
Les addictions peuvent survenir à tout moment de l’existence, mais c'est entre 15 et 25 ans que l’émergence des dépendances est la plus propice. Expérimentations, prises de risques, consommations excessives régulières, recherches de sensations fortes... tous ces facteurs renforcent le risque d'une vulnérabilité aux produits (ou activités) pouvant provoquer des difficultés à réfreiner son désir de consommation.
Des structures accueillent plus particulièrement les jeunes confrontés à des conduites addictives. Il s'agit des Consultations Jeunes Consommateurs . Celles-ci peuvent également accueillir les familles, sans leur enfant, afin de les conseiller et les aider à trouver une démarche pouvant inciter leur enfant à dialoguer ou à consulter.
Autres lieux d'accueil, d'information, de prévention et de prise en charge médicale : les Maisons de l"adolescent et les Centres médico-psycho-pédagogiques.
Ces structures dotées de psychologues, médecins, éducateurs et assistantes sociale apportent une aide aux jeunes qui rencontrent des difficultés dans leur quotidien (mal-être, problèmes familiaux, addictions, santé, scolarité ...). C'est gratuit, confidentiel et en libre accès.
Parlons des risques
Lorsqu’elles ne sont pas soignées, les addictions ont souvent une issue tragique. Celle-ci peut être directement liée à l’usage excessif de la substance (overdose, coma éthylique) ou provoquée par les effets secondaires à long terme (nombreux cancers des buveurs et fumeurs, troubles neurologiques et psychiatriques des consommateurs réguliers de drogue, contamination par le VIH...). La dépendance à certaines activités, ou même à une substance, aboutit souvent à l’isolement et à la désocialisation.
L'alcool : une drogue de plus en plus banalisée
Si la consommation d'alcool des jeunes ne peut se comparer à celle des alcooliques de comptoir chevronnés, les ivresses et la consommation régulière deviennent cependant plus courantes. A l'image du "binge drinking" qui consiste à boire le plus possible en un temps très court ! Ces modes de consommation présentent des risques de dépendance et exposent fortement aux accidents, à la violence et aux rapports sexuels non protégés.
Effets et dangers de l'alcool
L'alcool passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme. À court terme, et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, l'alcool provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements…
Si l'on boit sans manger, l'alcool passe plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants. Seul le temps permet de faire baisser le taux d'alcoolémie. On estime à une heure le temps nécessaire à l'élimination d'un verre absorbé.
La consommation d'alcool entraîne une diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, ainsi que des pertes de contrôle de soi pouvant conduire à des comportements violents envers les autres et soi-même.
La consommation régulière et excessive d'alcool (ou au-delà des seuils de 2 ou 3 verres par jour) augmente le risque de nombreuses pathologies : cancers (notamment de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
Comment savoir si l'on est dépendant ?
Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques. La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit. On est pharmacodépendant. Les symptômes classiques sont les suivants :
- impossibilité de résister au besoin de consommer,
- accroissement d'une tension interne, d'une anxiété avant la consommation habituelle,
- soulagement ressenti lors de la consommation,
- sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.
Premix et alcopops : danger !
Les professionnels du secteur des boissons alcoolisées ont développé des stratégies marketing en direction des jeunes. Ils ont ainsi créé de nouveaux produits pour les séduire : les "prémix" et les "alcopops". Conditonnés en bouteille ou en canettes, ces boissons ont une teneur en alcool qui s'élève à 5 ou 6 % du volume, mais masquée par leur saveur sucrée.
Les "premix" mélangent sodas ou jus de fruits et alcools forts (whisky, vodka...).
Les "alcopops" sont composés d'un mélange de boissons alcoolisées (par exemple bière et vodka ou d'un alcool avec un arôme (vodka au citron).
Pour s'informer sur sa consommation d'alcool et faire le point :
Ecoute alcool : Tél. 0 811 91 30 30 (de 14h à 2h - coût d'un appel local).
- Fil santé jeunes : 32 24 (gratuit depuis un poste fixe).
Lieux d'accueil, de prévention et de soins en Haute-Normandie
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Le tabac : une toxicomanie de tous les instants
Goudron, oxyde de carbone... Non, vous n'êtes pas pris dans un embouteillage mais plutôt dans les bronches, les poumons ou les artères d'une personne en train de fumer !
Vous ne le saviez peut être pas :
C'est le goudron, présent dans la fumée, qui provoque les cancers. L'oxyde de carbonne est responsable des maladies coronariennes (artères du coeur) et la nicotine d'accidents artériels et cardiaques. L'ajout de substances par les cigarettiers comme, l'ammoniaque, renforce l'effet de la nicotine sur les neurotransmetteurs. Et oui, les cigarettiers le savent bien. Il faut "ferrer" le fumeur potentiel avant 25 ans. Après, c'est plus difficile !
Conditionné et esclave :
Le tabac est une toxicomanie de tous les instants. Aucun geste de la vie quotidienne n'est répété volontairement aussi souvent que la prise de cigarette d'un fumeur confirmé (parfois plus de 20 fois par jour !). Un fumeur sans cigarette ne sait plus que faire de ses mains. Son esprit est focalisé sur son manque. C'est cette dictature du tabac qui pousse souvent le fumeur à s'arrêter, combinée également à la prise de conscience des dangers pour sa santé.
Demain j'arrête :
Arrêter de fumer a des effets immédiats sur la santé : 48h plus tard l'organisme ne contient plus de nicotine, en 3 jours la respiration s'améliore, la résistance physique augmente, les maux de tête, vertiges et autres bronchites chroniques disparaissent etc...
Il est possible de s'arrêter de fumer sans aide particulière, ni médicament ou substitut mais en cas de doute n'hésitez-pas à consulter votre médecin ou un service spécialisé pour un coup de pouce.
Pas de pilule miracle, mais des aides certaines à condition d'être MOTIVE !
De nombreuses méthodes d'aide au sevrage peuvent être utilisées :
- Les substituts nicotiniques (patchs, gommes à mâcher, vendus en pharmacie) permettent un sevrage progressif de la nicotine qui réduisent les effets de manque, Leur coût est variable mais en général il ne dépasse pas le prix de votre consommation à raison d'un paquet de cigarettes par jour.
- le traitement médicamenteux (bupropion, Varénicline plus connue sous le nom de Champix, délivrés uniquement sur ordonnance car leur utilisation comporte des contre-indications et des précautions d’emploi à respecter.).
- Les thérapies cognitives et comportementales aident à modifier les comportements et certains systèmes de pensée. Elles permettent de prévenir les rechutes et de gérer les situations tentantes (stress, convivialité…) différemment. Les TCC sont largement reconnues par les experts pour leur efficacité dans l’accompagnement de l’arrêt du tabac.
L’acupuncture a été citée à plusieurs reprises comme méthode possible d’arrêt. Les derniers travaux scientifiques publiés ne mettent pas en évidence d’effet bénéfique à un an.
D’autres techniques n’ont pas encore fait preuve de leur efficacité pour arrêter de fumer (homéopathie, mésothérapie, hypnose, relaxation, sophrologie…). Cependant elles peuvent être une aide complémentaire appréciée par certains fumeurs.
De nouveaux médicaments et des vaccins sont en cours de test.
Méfiez-vous des autres méthodes non citées ici, souvent coûteuses et dont l’efficacité n’a pas été testée de façon rigoureuse.
Dans tous les cas et quelle que soit la méthode choisie, sachez que votre arrêt peut être accompagné du soutien d’un professionnel de santé (médecin traitant, pharmacien, tabacologue…).
En savoir plus et en parler :
Si vous souhaitez rencontrer ou parler à un tabacologue : contactez Tabac Info Service au 0 825 309 310 (du lundi au samedi de 8h à 20h - coût d'un appel local).
www.tabac-info-service.fr
www.ofta-asso.fr (Office français de prévention du tabagisme).
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Le cannabis : une drogue pas si douce que ça !
Le cannabis est le produit illicite le plus largement consommé en France, surtout par les jeunes. Son principe actif qui est responsable des effets psychocatifs est le THC (Tétrahydrocannabinol). Sa concentration peut varier selon les préparations et la provenance du produit. La tendance actuelle est à une teneur de THC de plus en plus élevée qui augmente les effets.
A quoi ça ressemble ?
Il s'agit d'une plante qui se présente sous trois formes :
- l'Herbe (marijuana, ganja, beuh, etc...). Ce sont les feuilles et les sommités fleuries qui, une fois séchées, se fument mélangées à du tabac, roulées en cigarettes (joint, pétard...).
- la résine (haschisch, hasch, shit, chichon, etc....). Celle-ci est vendue sous la forme de plaques compressées, barettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production. La résine se fume également mélangée à du tabac.
- l'huile. Plus concentrée en principe actif, on la consomme généralement au moyen d'une pipe (moins répandu en France).
Quels sont les effets immédiats ?
Chacun réagit différemment selon son état physique et psychique, le contexte, la quantité, la qualité, la fraîcheur du produit et la manière de le consommer.
De manière générale les effets sont variables :
- sensation de détente,
- légère euphorie accompagnée d'un sentiment d'apaisement ,
envie spontanée de rire, - somnolence,
- palpitations, sueurs froides,
- ralentissement des réflexes ou excitation,
- stimulation de l'appétit, bouche sèche, yeux rouges,
- modification de la perception et de l'attention,
- déshinibition légère.
Consommer du cannabis en buvant de l'alcool ou en étant sous traitement de tranquillisants augmentent les risques de malaise physique et/ou psychologique (tremblements, vomissement, très forte angoisse, impression d'étouffer, hallucinations voire perte de connaissance).
Le "Bad trip" : une expérience pénible et imprévisible
Quand on fume trop, du shit ou de l'herbe très concentrée en THC, ou dans certaines circonstances, par exemple quand on a bu de l'alcool, qu'on est fatigué ou angoissé, on peut faire un "Bad trip" (mauvais voyage).
- Si vous êtes seul(e), il ne faut pas paniquer. Si vous le pouvez, ouvrez la fenêtre, étendez-vous, respirez profondément et attendez que ça passe.
- Si vous êtes avec quelqu'un qui se sent mal, il faut l'étendre, si possible dans un endroit calme, lui permettre de respirer, rester à ses côtés, ne pas chercher à le faire parler à tout prix. Si la personne perd connaissance, il faut la coucher sur le côté et appeler les secours (le 15 ou le 18).
Savoir où on en est
Si vous vous retrouvez dans au moins trois des situations suivantes, il est important de demander de l'aide à une personne qualifiée de votre choix, en qui vous avez confiance.
- vous manquez d'énergie pour faire des choses qui vous intéressaient habituellement,
- vous êtes anxieux, irritable lorsque vous ne consommez pas,
- vous avez des problèmes de mémoire ou de concentration,
- vous avez déjà vécu un "bad trip",
- vous éprouvez le besoin de fumer du cannabis pour vous sentir bien et supprimer un mal-être,
- votre consommation perturbe votre vie personnelle, vos études, votre job,
- on vous a déjà fait des remarques sur votre consommation.
En savoir plus et en parler :
Fil santé jeunes : www.filsantejeunes.com 3224 ou depuis portable : 01 44 93 30 74
Ecoute cannabis : 0 811 91 20 20 de 8h à 20h - (coût d'un appel local).
Les autres drogues
Si la tendance à la consommation de l'alcool, du tabac et du cannabis est en relative baisse chez les jeunes depuis quelques années, les drogues dures illicites à l'inverse, trouvent preneurs.
Dans la famille des illicites, l'ecstazy, les amphétamines, la cocaïne, le crack et l'héroïne font partie des plus répandues sur le territoire. D'autres produits très dangereux sont égalements consommés mais leur usage régulier demeure heureusement rare :
- Les hallucinogènes naturels : champignons et plantes,
- Les hallucinogènes synthétiques : LSD, Kétamine...,
- Les poppers, colles et autres inhalants et solvants
- Le GHB (ou gamma OH)
Les plus consommées :
- L'ecstazy et les amphétamines
L'ecstazy est une amphétamine (MDMA) qui combine certains effets des stimulants et ceux des hallucinogènes. Elle se présente généralement sous la forme de comprimés de couleur et de formes variées, ornés d'un motif ou d'un logo. Le contenu présenté comme de l'ecstazy est souvent incertain : 9 fois sur 10 lors des analyses toxicologiques les comprimés contiennent bien des molécules amphétaminiques (de la MDMA dans 85% des cas), mais on trouve aussi de la caféine, des médicaments, des sucres et liants divers.
La quantité effective de MDMA pouvant varier de quelques milligrammes à plus de 150 milligrammes, les effets peuvent varier en proportion ! Combiné avec de l'alcool, du cannabis ou certains médicaments ou anti-dépresseurs, les risques sont d'autant plus élevés.
Effets et dangers :
Euphorie et sensation de bien-être et de plaisir dans un premier temps mais parfois, au contraire, sensation d'angoisse et incapacité totale à communiquer. En général, les effets durent entre 2 et 4 heures avant la "descente" qui s'apparente à une forme de dépression plus ou moins intense.
La consommation de MDMA peut entraîner des nausées, des sueurs, des maux de tête, une déshydratation de l'organisme et une élévation de sa température (hyperthermie), des troubles neuropsychiatriques (angoisse, hallucinations), des troubles digestifs et des pertes de connaissance.
D'autres amphétamines (speed) utilisées comme coupe-faim ou pour empêcher le sommeil sont aussi détournés de leur usage pour leurs effets stimulants. L'association avec de l'alcool ou d'autres substances psychoactives comme l'ecstazy accroît les risques de neurotoxicité.
- La cocaïne et le crack
La cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche, cristaline et sans odeur. Elle est extraite des feuilles de cocaïer. Lorsqu'elle est "sniffée", elle est appelée "ligne de coke" ; elle est aussi parfois injectée par voie intraveineuse ou fumée.
Effets et dangers :
Les effets immédiats sont une euphorie, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et une anxiété que certains apaisent par une prise d'héroïne ou de médicaments psycoactifs.
La consommation de cocaïne peut être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez les personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. Elle peut également entraîner des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïaques, des attaques de panique, des insomnies, pertes de mémoire et phases d'excitation.
Par ailleurs, la cocaine vendue en Europe est très souvent coupée avec des produits que le consommateur ne peut identifier, ce qui accroit les dangers de sa consommation.
Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation intense de cocaïne tant le besoin d'en reprendre (appelé "craving") est importante.
Le crack est un mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et/ou d'amoniaque, qui se présente sous la forme de petits cailloux. L'usager en inhale la fumée après les avoir chauffés.
Effets et dangers :
Ce mode de consommation provoque des effets plus intenses et plus brefs que ceux de la cocaïne et l'état dépressif qui lui succède est encore plus marqué. L'usage régulier peut provoquer des hallucinations, des comportements violents, paranoïaques ou suicidaires, des dommages rapides sur le cerveau, des arrêts respiratoires et/ou cardiaques pouvant entraîner la mort.
- L'héroïne
L'héroîne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot. Elle se présente sous la forme d'une poudre ou de granulés à écraser. Elle peut se consommer par voie nasale ("sniff") ou par injection intraveineuse.
Effets et dangers :
L'héroïne provoque très rapidement l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d'une sensation de somnolence, acccompagnée parfois de nausées, de vertiges et d'un ralentissement du rythme cardiaque. L'héroïne agit ponctuellement comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur.
Une consommation répétée entraîne une tolérance au produit et la diminution des effets ressentis lors des premières prises. La dépendance physique et psychologique s'installe rapidement. L'héroïnomane oscille entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et des états de manque qui provoque anxiété et agitation.
En savoir plus et en parler :
www.drogue-info-service ou 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe)
Fil santé jeunes : 32 24 (Appel gratuit depuis un poste fixe).
Les médicaments psychoactifs : une toxicomanie légale
Tranquillisants ou anxiolytiques, somnifères ou hypnotiques, neuroleptiques ou antitipsychotiques, antidépresseurs : la France est le premier consommateur de médicaments psychoactifs d'Europe.
Un grand nombre de personnes, en effet, y ont recours :
- Les personnes confrontées à la solitude,
- les personnes soumises à une surcharge de responsabilités,
celles exposées au stress ou à un évènement éprouvant,- celles qui ont des troubles de sommeil,
- etc...
Prescrits par un médecin et utilisés avec discernement, ce type de médicaments permet d'atténuer ou de faire disparaître les souffrances psychiques de type anxiété, dépression, troubles délirants etc... Détournés de leur usage médical et d'une prescription, ils deviennent dangereux.
Les différentes familles de médicaments :
- Les tranquillisants ou anxiolytiques
Ils diminuent l'angoisse et les manifestations de l'anxiété. Les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines, connues pour le risque de dépendance qu'elles entraînent. Les tranquillisants sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque, à doses massives ou en association à d'autres produits.
- Les somnifères ou hypnotiques
Ils sont destinés à provoquer et/ou maintenir le sommeil. Ils peuvent, de ce fait, diminuer la vigilance. Ils sont parfois utilisés de façon abusive, à doses massives ou avec de l'alcool.
- Les neuroleptiques relèvent de prescriptions psychiatriques, notamment pour le traitement de psychoses (maladies mentales qui affectent les comportements et le rapport à la réalité). Ils ne sont pas utilsés à des fins toxicomaniaques.
- Les antidépresseurs
Ils sont prescrits dans le traitement de la dépression dont les symptômes sont notamment : la tristesse, une diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir à vivre, des troubles du sommeil ou alimentaires (perte d'appétit voire boulimie), une sensation de fatigue ou une perte d'énergie inexpliquées, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive, une diminution de l'aptitude à se concentrer.
Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables : perte de vigilance, somnolence ou excitation.
Les médicaments psychoactifs ne doivent pas être réutilisés sans nouvel avis médical et ne conviennent pas à une autre personne : une prescription est individuelle et personnelle.
Comment devient-on addict aux médicaments ?
- L'escalade médicamenteuse à l'insu du patient
Lorsque la persistance des souffrances ou l'apparition de symptômes nouveaux se font sentir, un patient peut s'enfermer à son insu dans l'escalade médicamenteuse. Le médecin, tout en percevant plus ou moins le bien-fondé de la demande du patient, prescrit de nouveaux médicaments et/ou augmente la posologie. La situation se complique lorsque le patient fait lui-même ses mélanges, associe les diverses ordonnances d'un ou de plusieurs médecins, sans avoir l'intention ni le sentiment de se "droguer".
- La surconsommation médicamenteuse volontaire
Il s'agit d'une autre forme d'addiction. Comme pour un toxicomane, la vie de l'usager est centrée sur sa consommation. Les effets recherchés peuvent être l'oubli, le sommeil, le soulagement de l'anxiété mais aussi le plaisir de fonctionner dans un "état second".
En savoir plus et en parler :
Drogues Info service : 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe. Si vous appelez d'un portable : 01 70 23 13 13 (prix d'une communication ordinaire)
www.drogues-info-service.fr
Fil sante jeunes : 32 24 (Appels gratuits depuis un poste fixe).
Addictions aux drogues et médicaments : lieux d'accueil, de prévention et de soins en Haute-Normandie
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L'addiction au jeu, aux achats compulsifs, etc...
En général, l'addiction au jeu apparaît de manière progressive. Au départ, on joue pour se faire plaisir en espérant décrocher le gros lot ou la place de n° 1 (Jeux à gratter, loto, paris hippiques et sportifs, jeux vidéo...). Puis peu à peu, la pratique devient excessive, difficile à contrôler voire pathologique On devient ludopathe (geek, hardcore gamer, nerd ... ) bref dépendant.
Les causes de l'addiction aux jeux mais aussi au téléphone portable, à internet, au petit écran etc... sont difficiles à identifier. L'ennui, la difficulté à affronter les pressions de la "vraie vie", le besoin d'être reconnu par les autres ou le besoin de fuir son quotidien peuvent être des facteurs déclenchants.
L'addiction au jeu est une réelle maladie qui peut porter atteinte au joueur mais aussi à son entourage. Lorsqu'il s'agit de jeux d'argent, les conséquences peuvent être catastrophiques.
Le ludopathe (autre nom donné au joueur pathologique) joue jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus d'argent. Il ressent l’envie incontrôlable de rejouer , qu’il ait perdu ou gagné auparavant, il emprunte de l’argent pour jouer, il néglige sa famille et la met dans une situation financière délicate sans s’en soucier, son humeur générale se dégrade, il devient stressé, a des difficultés à trouver le sommeil…
Pour évaluer son degré d'addiction ou en parler :
Joueurs Ecoute Info Service : Tél. 09 74 75 13 13 (7j/7 de 8h à 2h)
Addictions sans produit : accueil, prévention et soins en Haute-Normandie
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Drogue,tabac, alcool : s'informer sur le net
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