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Partir comme volontaire en Europe et à l'international

S’engager... oui, mais comment ?
Plusieurs programmes ou dispositifs donnent accès au statut de volontaire : le service volontaire européen, le service civique, le volontariat en entreprise ou en administration, le volontariat de solidarité internationale et les chantiers de jeunes bénévoles.

Quelques définitions

Volontaire : Personne qui s’engage à plein temps dans une action de solidarité, pendant une durée donnée. Le volontaire a un statut différent de celui de salarié. Il ne reçoit pas de rémunération, mais une indemnité lui permettant de subvenir à ses besoins. Son voyage et sa protection sociale sont pris en charge. (A savoir : certaines formules de volontariat ne permettent pas de bénéficier du statut de volontaire. Soyez donc attentif aux conditions dans lesquelles vous vous engagez : prise en charge [ou pas] de votre couverture sociale, assurance rapatriement, etc.). 

Bénévole : Personne qui s’investit dans des actions de solidarité en France ou dans un pays étranger sans perdre son statut initial (étudiant, salarié, retraité, etc.). Le bénévole ne perçoit ni salaire, ni indemnité de subsistance. Son voyage, son assurance et ses frais sur place peuvent éventuellement être remboursés. C’est un bon moyen de participer au monde associatif et à la solidarité.

Salarié : Les postes en tant que salarié sont peu nombreux dans les associations et les ONG car les pays développent leurs propres compétences locales. Les profils correspondants à ces postes sont assez exigeants : gestion administrative et financière, management, coordination, etc. Plusieurs années d’expériences de terrain (par le biais de volontariats) sont souvent indispensables.

Le congé de solidarité internationale permet aux salariés d’une entreprise de se libérer pour s’engager sur un projet de solidarité internationale, en retrouvant au retour son emploi avec une rémunération équivalente. Conditions : justifier d’au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise. La mission peut durer 6 mois maximum et doit être accomplie pour le compte d’une association à but humanitaire ou d’une organisation internationale dont la France est membre.

 

 

Service Volontaire européen (SVE)

C’est quoi ?
Un projet dans un autre pays d’Europe sur des thèmes variés : art, culture, social, environnement, médias et information des jeunes, lutte contre les exclusions, racisme, xénophobie, santé, sport, avenir de l’Europe, etc.

La durée ?
De 2 semaines à 12 mois.

Où ? 
En Europe. Autres destinations possibles : Europe du Sud-Est, Europe Orientale et Caucase, pays partenaires méditerranéens, etc. 

Pour qui ?
Toute personne entre 18 et 30 ans.
Pas de diplômes ou de connaissances linguistiques requis.
Etre de nationalité française ou ressortissant d’un pays de l’Union européenne.

Combien ça coûte ?
Rien ! Gratuit pour les volontaires.

Quels avantages ?
Une expérience avec une immersion totale de longue durée.
L’hébergement, la nourriture, le trajet, l’argent de poche, les cours de langue et l’assurance sont pris en charge.

Comment procéder ?
Vous devez contacter un organisme d’envoi dans votre région.
Pour le connaître, renseignez-vous auprès d’une structure Information Jeunesse, consultez le site du CRIJ : www.crij-haute-normandie.org (rubrique les dossiers du CRIJ / Europe) ou consultez le site internet : www.jeunesseenaction.fr
Pour trouver un projet, connectez-vous sur : www.evsdatabase.eu (en anglais).

Témoignage : Adeline, 26 ans, volontaire SVE en Bulgarie 
Après 4 ans d’études et quelques années de travail dans le domaine du livre, je voulais changer de voie et réaliser un projet de mobilité qui me tenait à cœur depuis longtemps. Le domaine du social m’intéressait mais je n’avais aucune expérience professionnelle ou bénévole. Le SVE pouvait me permettre de découvrir ce domaine tout en réalisant mon projet de mobilité. Je souhaitais partir dans un pays que je ne connaissais pas du tout, pour être vraiment dépaysée. J’ai commencé mes démarches 6 mois avant le grand départ pour la Bulgarie. Ma mission de 11 mois s’est déroulée dans un centre pour handicapés mentaux et un orphelinat à Haskovo. J’habitais dans le centre-ville avec 2 autres volontaires SVE, une lettone et un allemand. Nous proposions des activités de loisirs aux enfants : sport, mosaïques, fabrication de marionnettes, jardinage, cuisine… Le travail auprès des orphelins et des jeunes handicapés était très enrichissant, souvent intense et émouvant.
Cette expérience m’a permis de prendre du recul sur moi-même, de découvrir, de comprendre et d’accepter une nouvelle culture, mais aussi d’en apprendre plus sur mon propre pays, mes références et ma façon de penser. Le SVE m’a été très utile et m’a aussi permis de trouver un emploi.

  

 A voir aussi : Partir en SVE avec le CRIJ de Haute-Normandie

Service civique

C’est quoi ?
Une mission en faveur de la collectivité. 

La durée ?
Entre 6 et 12 mois.

Où ?
En France ou à l’international.

Pour qui ?
Toute personne entre 16 et 25 ans, sans conditions de diplôme. Etre de nationalité française ou ressortissant d’un pays de l’Union européenne.

Combien ça coûte ?
Rien ! Gratuit pour les volontaires.

Quels avantages ?
Vous recevez une indemnité de 442,11 € par mois et une prestation de 100,46 € correspondant à la prise en charge des frais de nourriture ou de transport. Vous bénéficiez d’une phase de préparation et d’une formation civique. Votre droit à l’aide au logement est conservé et vous avez une protection sociale intégrale. 
Si vous avez entre 16 et 18 ans, les conditions de votre engagement sont aménagées et une autorisation parentale est nécessaire. Les missions qui vous sont proposées sont adaptées.

Comment procéder ?
On peut s’engager sur ces projets auprès d’un organisme agréé, d’une association à but non lucratif ou d’une personne morale de droit public en France ou à l’international. 
Consultez les missions proposées et créez un profil sur : www.service-civique.gouv.fr

Témoignage : Pauline, 22 ans, volontaire service civique en Haïti 
Je m’appelle Pauline, j’ai 22 ans et je viens de Valence. Je travaille actuellement comme volontaire de service civique dans une école publique à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. 
Selon ma fiche de mission, je fais « du soutien à l’enseignement » et de « l’animation » auprès des enfants. Les classes comptent des effectifs de 50 à 70 élèves pour un professeur et les 1 500 élèves ont cours les uns à côté des autres sous des tentes. De plus, ils ne parlent pas français. J’ai donc dû m’adapter à la situation pour me créer un rôle qui réponde aux besoins réels de l’école. C’est très excitant et un beau challenge ! 
Faire ce service civique à l’étranger est une opportunité de plonger dans l’interculturel, de proposer des choses aux autres, mais aussi accepter d’autres façons d’appréhender le monde et les rapports humains. C’est en fait voyager sans être touriste. Quant à mes motivations, j’avais envie de passer à la pratique après avoir fait de la théorie sur le développement pendant ma licence. Je souhaitais aussi découvrir ce que c’est que de vivre dans un pays « en développement ». Les démarches sont rapides : on clique sur le site Internet du service civique pour postuler, ensuite on a un entretien et 1 semaine de formation si on est retenu pour la mission. Quelques formalités administratives (vaccins, assurance, etc) …et hop, on prend l’avion …un tapis-volant pour 6 mois de nouveautés !

Volontariat International en entreprise (VIE) ou en administration (VIA)

C’est quoi ?
Une mission professionnelle à l’étranger.
VIE : Dans une entreprise française à l’étranger. C’est à vous de trouver l’entreprise.
VIA : Dans une administration française (ambassade, service culturel, institut de recherche, mission économique, etc.). Vous répondez obligatoirement à une offre publiée. 

La durée ?
De 6 mois à 24 mois à plein temps, renouvelable 1 fois. 

Où ?
Partout dans le monde.

Pour qui ?
Toute personne entre 18 à 28 ans, de nationalité française ou ressortissante d’un pays de l’Union européenne.

Combien ça coûte ?
Rien ! Gratuit pour les volontaires.

Quels avantages ?
Vous avez un statut garanti par l’Etat, vous percevez une indemnité mensuelle variable suivant le pays (entre 1 000 et 3 000 €) et vous bénéficiez d’une couverture sociale et de 2,5 jours de congés par mois.

Comment procéder ?
Pour trouver des missions et des annonces des postes, connectez-vous sur : www.civiweb.com

Témoignage : Julien, 28 ans, volontaire VIE en Espagne
Après mon Master en commerce International dans l’agro alimentaire et industrie, j’ai voulu faire un VIE pour avoir une expérience à l’étranger pour rencontrer de nouvelles cultures et faire de nouvelles connaissances. L’expérience était intéressante car ma mission consistait à créer une filiale commerciale à l’étranger. J’avais donc beaucoup de responsabilités. C’était une entreprise spécialisée dans la fabrication de plateformes élévatrices sur mesure. C’était donc un grand projet plein de challenges, de défis. Je peux dire que c’est vraiment un point fort de ce projet.
Pour partir en VIE, il faut s’inscrire sur le site CIVIWEB, avoir fait la journée d’appel à la défense, avoir son numéro d’appelé et puis déposer sa candidature sur le site.
La recherche se passe comme une recherche d’emploi. On passe des entretiens, etc. C’est vraiment un travail de longue haleine (il faut compter 6 mois à 1 an pour partir en mission). Dans mon cas, j’ai reçu environ 50 réponses à des candidatures, j’ai passé 3 entretiens et j’ai eu 1 réponse positive. Il est important de penser au retour en France car les formalités administratives sont longues (attente de 6 à 9 mois pour retrouver sa carte vitale). Il faut aussi s’inscrire à Pôle Emploi, trouver un logement, etc.

Volontariat de solidarité internationale (VSI)

C’est quoi ?
Un engagement avec une ONG, des missions d’urgence humanitaire ou de développement. 

La durée ?
2 ans maximum.

Où ?
En Afrique, Asie ou Amérique Latine.

Pour qui ?
Toute personne majeure ayant une qualification spécifique, toutes nationalités.

Combien ça coûte ?
Rien ! Gratuit pour les volontaires.

Quels avantages ?
Vous bénéficiez d’une formation et percevez une indemnité. Les frais de couverture sociale, d’assurance, de logement, de nourriture et une partie du coût de votre transport sont pris en charge. 
Après la mission, vous bénéficiez d’une prime forfaitaire d’insertion professionnelle, d’une indemnité de réinstallation et vos nouvelles compétences sont prises en compte.

Comment procéder ?
Certaines ONG ne recrutent que sur candidatures spontanées. D’autres mettent régulièrement en ligne leurs offres de volontariat sur le site internet : www.coordinationsud.org (rubrique « Emploi en ONG »).
Pour plus d’information, connectez-vous sur : www.clong-volontariat.org , comité de liaison des ONG de volontariat
France volontaires : www.france-volontaires.org est une plateforme des volontariats internationaux d'échange et de solidarité.
A savoir : Bioforce organise régulièrement des sessions « Techniques de recherche de mission » à Lyon et Paris. Consultez le site internet : www.bioforce.asso.fr 

Témoignage : Marie et Arnaud, 25 et 30 ans, volontaires VSI aux Philippines 
Nous sommes un couple en VSI à Manille aux Philippines. 
Pour devenir volontaires, nous avons contacté la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) qui nous a envoyé un dossier de candidature. Puis nous avons participé à une formation de 12 jours sur l’interculturel et à une session d’évaluation pour savoir si nous pouvions partir ou pas. La DCC nous a proposé une mission de 2 ans aux Philippines. Marie enseigne le français à des adultes. Elle fait de l’animation socio-éducative dans un bidonville et gère un site web de l’ONG qui nous accueille. Je travaille pour la communication, la recherche de fonds et la gestion des projets de l’ONG. Nous sommes arrivés il y a maintenant 15 mois. Nous apprenons beaucoup professionnellement, mais pas seulement. L’échange humain et l’ouverture à la culture de l’autre est le plus important. Il faut savoir toujours rester humble et se dire qu’on a bien plus à apprendre de l’autre qu’on a à lui apporter. Nous ne sommes surtout pas là pour sauver le monde, mais pour donner un petit coup de main avec le but que des personnes formées sur place puissent nous remplacer par la suite. 
Nous sommes très heureux de l’expérience que nous vivons aux Philippines, à tel point que nous avons décidé de nous marier dans ce pays qui sera toujours très important à nos yeux.

Chantiers de bénévoles

C’est quoi ?
Une mission de bénévolat dans différents domaines : environnement (plantation, défrichage, ramassage de déchets, nettoyage de berges, balisage de sentiers), restauration ou construction de bâtiments (socio-éducatifs, culturels, sportifs, ruraux, etc.). Pour les mineurs, le temps de travail hebdomadaire est de 20 à 30h en moyenne. Pour les adultes, il est compris entre 30 et 35h. 

La durée ?
Entre 2 et 3 semaines. 

Où ?
En France ou à l’étranger.

Pour qui ?
En France, on peut être âgé entre 14 et 30 ans. En revanche pour partir à l’étranger, il est souvent demandé d’avoir au moins 18 ans. Aucune formation ni qualification n’est demandée.

Combien ça coûte ?
L’hébergement et la nourriture sont fournis, mais il faut payer une participation financière et les frais de transport (A savoir : l’association ne fournit pas tous les équipements).

Quels avantages ?
Une expérience interculturelle, des échanges et des rencontres. Certains chantiers acceptent les bons des Caisses d’allocations familiales pour les mineurs.

Comment procéder ?
Pour trouver des associations qui coordonnent des chantiers, connectez-vous sur : http://europa.eu/youth (rubrique « Volontariat/Echanges/Chantiers de jeunes »).

Témoignage : Naëlle, 26 ans, bénévole sur un chantier de jeunes en Grèce.
 Lorsque je pars en voyage, j’aime voir le pays en sortant des sentiers battus. Depuis longtemps, j’avais envie de découvrir la Grèce. Avec une copine, nous sommes parties grâce à l’association Compagnons bâtisseurs. Après quelques jours de visite à Athènes, nous avons dû nous rendre seules jusqu’au lieu du chantier, au fin fond de la Grèce continentale. Pas si facile : dans le bus, personne ne parlait anglais, et personne ne lisait l’écriture latine. Une bonne expérience pour apprendre à se débrouiller ! Nous sommes finalement arrivées dans notre petit village. Notre mission consistait à rénover une fontaine et un sentier utilisés par les villageois.
Les autres volontaires venaient d’Espagne, Corée du Sud, Serbie et Grèce. 
Un bel échange international, pendant lequel j’ai appris quelques notions de maçonnerie, de grec, et de débrouillardise !

 

 

    Source : Eurodesk France - 2011 - www.eurodesk-france.org

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